Le Blog Atmosphérique

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« Picasso, l’éternel féminin »

Le 18 juillet 2014, catégorie : Les expositions.

Pablo Picasso : Françoise, Paris, 14 juin 1946 - Crayon lithographique sur papier lithographique transféré sur pierre, 66 x 49 cm - Collection de la Fondation Pablo Ruiz Picasso - Museo Casa Natal - Ayuntamiento de Málaga © Succession Picasso 2014

Pablo Picasso : Françoise, Paris, 14 juin 1946 – Crayon lithographique sur papier lithographique transféré sur pierre, 66 x 49 cm – Collection de la Fondation Pablo Ruiz Picasso – Museo Casa Natal – Ayuntamiento de Málaga © Succession Picasso 2014

Bâtie à partir des riches collections graphiques du musée de Malaga, l’exposition du musée des Beaux-Arts de Quimper associe près de 70 estampes réalisées entre les années 1920 et 1970 avec des gravures prêtées par divers musées français. Elle démontre combien ont compté dans la production de l’artiste, les femmes de sa vie mais aussi les femmes imaginées, rêvées et fantasmées. La gravure occupe une place privilégiée dans la pensée picturale de Picasso. Véritable journal intime de sa création, elle est le lieu où s’expriment tous ses thèmes de prédilection : l’éros, la famille, la référence aux grands maîtres, le peintre et son modèle dans l’atelier, l’illustration d’ouvrages poétiques… En savoir plus

Découvrir Picasso depuis un banc signé Diego Giacometti

Le 11 juillet 2014, catégorie : Le musée Picasso de Paris.

Les bancs de Diego GiacomettiCe sont les bancs signés par un autre artiste, le suisse Diego Giacometti qui a réalisé pour le musée un ensemble de 50 pièces de mobilier comprenant aussi des chaises et des tables en bronze ainsi que des luminaires en résine et en bronze acquis par le musée lors de son ouverture en 1985 grâce à une commande publique initiée par le Centre National des Arts Plastiques. La pureté de la ligne grecque dans le dessin des tables, bancs et chaises ; la présence de la nature au travers des tulipes et feuillages entourant les bulbes des luminaires ; ou deux petites chouettes posées sur le branchage métallique d’une lanterne accompagnent le parcours dans le musée

Retour sur le colloque « Picasso céramiste ? »

Le 10 juillet 2014, catégorie : Comprendre la peinture.

Pablo Picasso : Femme à la mantille, 1947. Tanagra en terre blanche, pièce tournée et modelée. Musée Picasso Paris

Pablo Picasso : Femme à la mantille, 1947. Tanagra en terre blanche, pièce tournée et modelée. Musée Picasso Paris

Joséphine Matamoros, conservateur honoraire du patrimoine et co-commissaire avec Bruno Gaudichon de l’exposition « Picasso céramiste et la Méditerranée » voulait traiter du « concept picassien sur la civilisation méditerranéenne dans les années d’après-guerre ». Une approche qu’elle a résumée au cours du colloque organisé à Sèvres, Cité de la céramique, le 24 mars dernier.
« En 1946, Picasso revient sur les bords de la Méditerranée. […] Il se plonge sans retenue, dans la révision de cette culture antique qu’il portait au plus profond de lui-même. Il disait par exemple qu’il ne pouvait peindre et travailler sur les faunes qu’au bord de la Méditerranée. » La conservatrice a rappelé que l’artiste fréquentait assidument les allées du Louvre et s’intéressait aux civilisations de l’antiquité. « Il crée une nouvelle approche extrêmement personnelle de [la céramique], en s’appuyant la plupart du temps sur sa très grande connaissance de la civilisation méditerranéenne » a-t-elle précisé.
A sa suite, Maria Antonia Casanovas, conservatrice du Museu del Disseny de Barcelone, a souligné que Malaga, dont Pablo Picasso était originaire, fut « un centre très important de céramique médiévale à partir de l’arrivée dans Al Andalus de potiers arabes » et qu’à Barcelone où l’artiste a vécu entre 1895 et 1904, la céramique était très à la mode. « Picasso, a-t-elle complété, fut aussi influencé par l’exposition de céramique espagnole de 1957 au Palais Miramar à Cannes. […] Curieusement, Picasso, en visitant l’exposition fût plutôt impressionné par la céramique historique […]. A partir de ce moment-là, il introduisit quelques typologies et iconographies caractéristiques de la céramique traditionnelle espagnole dans son répertoire ». Maria Antonia Casanovas a ensuite rappelé ce témoignage de Françoise Gilot : « la céramique était pour lui une source d’émotions, comme un revival de son enfance espagnole ».
Après l’étude des sources d’inspiration, le colloque a été l’occasion d’entrer dans l’atelier Madoura avec Dominique Sassi, ancien collaborateur de Picasso. « Dans le fond de l’atelier, le tour à pieds où la main de Jules Agard pressait la boule d’argile. Au centre Suzanne Ramié dans sa blouse blanche, toujours à l’étude de quelques nouvelles créations, Jean le fils de Georges Ramié à l’estampage, à l’émaillage, à l’enfournement. Yvan Orregia et moi-même à la décoration. » Le céramiste s’est souvenu de ces séances de travail : « Picasso joyeux arrivait parmi nous. Après quelques échanges de salutations, dans le calme le plus pénétrant, il prenait sa place au centre de ce lieu de travail. A ce moment, l’hôte prestigieux devenait le maître, Suzanne, Jean Ramié et Jules Agard les compagnons attentifs et Yvan Oreggia et moi-même les jeunes apprentis. » Puis, citant Georges Ramié : « En apparence l’hôte prestigieux paraissait abandonné dans ses embarras personnels, cueillant une forme ou un plat sur les étagères, mais en réalité chacun de nous le tenait à sa garde constant pour parvenir sans avoir l’air à ses moindres nécessités. » Après l’examen approfondi du dessin de Pablo Picasso sur une forme ou un plat, Dominique Sassi reproduisait le trait de Picasso qui « insistait sur la nécessité de comprendre le départ du geste de son pinceau afin d’en garder l’élan, même s’il prenait une légère déclinaison, l’essentiel, c’était la force de départ. » Retrouver l’intégralité de l’intervention

La joie de vivre à Antibes

Le 1 juillet 2014, catégorie : Les expositions.

Pablo Picasso : Le pécheur attablé, 1946. Musée Picasso, Antibes.

Pablo Picasso : Le pécheur attablé, 1946. Musée Picasso, Antibes.

De septembre à novembre 1946, Picasso âgé de de 65 ans installe son atelier au château Grimaldi – le futur musée Picasso – à Antibes. Il est heureux d’avoir échappé à la misère de la guerre et à Paris, il est amoureux de Françoise Gilot et se tourne vers de nouveaux thèmes en revisitant des figures de l’antiquité grecque et des héros mythologiques, des faunes ou des centaures. Une inspiration qu’il attribue à la ville, qu’il désigne volontiers sous son nom grec d’Antipolis. Durant cette période, il crée 23 peintures et 44 dessins. Schwäbisch Gmünd, cité allemande du Bade-Wurtemberg est jumelée avec Antibes depuis le milieu des années 70, l’exposition est visible jusqu’au 14 juillet.