Le Blog Atmosphérique

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Une promotion Pablo Picasso à l’Université Paris II Panthéon-Assas

Le 28 novembre 2014, catégorie : Non classé.

promotion-picassoCette année, l’association des étudiants du Master 2 de propriété littéraire artistique et industrielle de l’Université Paris II Panthéon-Assas a choisi le nom de « Promotion Pablo Picasso : Aux sources du droit ». Cette décision fait suite à un travail d’enseignement méthodologique effectué sous la direction du Pr. Gautier, en relation avec la question prioritaire de constitutionalité débattue devant le Conseil Constitutionnel le 12 novembre  2014 au sujet des revirements de jurisprudence en matière civile. Un travail qui a passionné les étudiants !

Tête de taureau (1942) au musée Picasso Paris

Le 26 novembre 2014, catégorie : Le musée Picasso de Paris.

Pablo Picasso : Tête de taureau, 1942. Musée Picasso Paris

Pablo Picasso : Tête de taureau, 1942. Musée Picasso Paris

Pendant la guerre, les principaux thèmes peints par Pablo Picasso restent des natures mortes, des femmes au chapeau, dans un fauteuil ou des nus dont le traitement évoque l’enfermement. L’artiste est resté à Paris où chacun se débrouille dans une économie de fortune, faite de bricolage et de colportage. C’est sur ce terreau qu’il  développe son goût pour l’assemblage d’objets de rebut.
Pablo Picasso sélectionnait les objets en fonction de leurs potentialités formelles et de leur capacité à intégrer un schéma essentiel, à devenir l’archétype universel de ce qu’il voulait représenter. Pour lui, un guidon était aussi une paire de corne. Quand il l’assemble à une selle de vélo il crée cette tête de taureau, que nous identifions immédiatement mais sans perdre de vue la valeur d’usage des objets assemblés. Pablo Picasso ne crée pas des trompe-l’œil mais, selon son propre mot, des « trompe l’esprit », un trouble sémantique.

Dominique Bozo, premier conservateur du musée Picasso Paris

Le 21 novembre 2014, catégorie : Le musée Picasso de Paris.

Dominique Bozo

Tandis que Maurice Rheims et son équipe firent l’inventaire de tout ce que laissait Pablo Picasso après son décès dans ses différents ateliers, Dominique Bozo eut la tâche difficile de sélectionner dans celui-ci ce qui allait devenir la collection publique la plus importante au monde sur le peintre. Aidé par les proches de l’artiste, il a ainsi mis à jour tout ce que Picasso avait gardé auprès de lui, permettant une plus juste compréhension de son travail et de sa démarche. « Pour qui a eu accès à ce que Picasso avait protégé ou simplement conservé, [...] ce qui frappait précisément était l’absence, ou presque, d’oeuvres inachevées ou abandonnées comme on en trouve le plus souvent dans les ateliers. [...] Picasso avait gardé toutes ces toiles et sculptures comme le décor actif de sa vie quotidienne, comme s’il s’agissait là d’objets trouvés, provocants et nécessaires, placés là en attente d’un regard ou d’un complément. »

Nommé directeur de ce « musée sans équivalent dans le monde, synthèse tout à fait exceptionnelle de l’oeuvre de l’artiste », comme il le dira au moment de l’ouverture, Dominique Bozo entreprend la préparation de la rétrospective Picasso présentée au Grand Palais puis au Museum of Modern Art (MoMA) de New York, en 1979 et 1980. Il notait « l’importance aujourd’hui de ce nouveau musée pratiquement sans lacunes et dont les enrichissements récents et futurs contribueront aussi à faire le lieu de cet univers aux ramifications innombrables, où se verront tout autant la création des sources, ses écarts, ses conséquences ». En savoir plus 

Le portrait de Dora Maar (1937) au Musée Picasso Paris

Le 19 novembre 2014, catégorie : Le musée Picasso de Paris.

Pablo Picasso : Le portrait de Dora Maar, 1937. Musée Picasso Paris

Pablo Picasso : Le portrait de Dora Maar, 1937. Musée Picasso Paris

La photographe Dora Maar entre dans la vie de Pablo Picasso en 1936. A l’opposé de sa compagne d’alors, la blonde Marie-Thérèse, il perçoit Dora Maar comme une personnalité « kafkaesque ». « Pour moi c’est une femme qui pleure. Pendant des années je l’ai peinte en formes torturées, non par sadisme ou par plaisir. Je ne pouvais que donner la vision qui s’imposait à moi. C’était la réalité profonde de Dora. »
Très vite, Pablo Picasso représente le visage de Dora Maar partitionné de face et de profil, suggérant l’introspection, voire le déséquilibre. A l’inverse des rondeurs douces de Marie-Thérèse, Dora Maar est toute en lignes brisées, angles aigus et couleurs heurtées, ses ongles sont rouges et acérés sur de longues mains souples, son visage traité en reliefs marqués, ses cheveux sont sombres, ses grands yeux présentent un regard fixe au-dessus d’un corsage brodé et lacé dont les formes effilées font écho aux croix et quadrillages du fauteuil. Ces derniers, conjugués aux stries horizontales et verticales du fond, suggèrent en même temps que l’enfermement, un espace mental rétréci.
La représentation  du visage de Dora Maar, d’abord en femme qui pleure, puis en femme-chien, puis en cadavre révèle aussi les sentiments de l’artiste vis-à-vis d’un monde qui va vers la guerre.